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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:03

Tu pourriras l'ambiance au sein de l'équipe car il n'y a que dans ces conditions que l'on travaille bien.

 

Se tirer dans les pattes, tu feras. Cela améliorera les relations entre collègues.

 

Tu ne communiqueras pas sur les affaires encours, cela nuira à la résolution de celles-ci.

 

Tu insulteras les usagers, histoire de les calmer cinq minutes.

 

Tu inciteras les gens se crêper le chignon pour rien. Il faut bien qu'ils se défoulent.

 

Tu les conduiras à aller porter plainte au commissariat de police, l'amiable c'est le mal.

 

Tu ne prendras pas le temps d'écouter leurs paroles puisque tu as piscine et que tu as une vie en dehors de ton travail, et qu'ils n'ont pas de temps à te faire perdre.

 

Tu les laisseras se dépatouiller de leurs ennuis. Est-ce que tu vas les voir lorsque tu en as toi ? Non ? Ben alors...

 

Tu n'iras pas voir les sans domicile fixe. Ils sont très bien dans la rue. Et si tu peux les cacher de la vue du public, ce sera encore mieux.

 

En cas de crise de démence ou de pathologies particulières, à l'écart, tu resteras. Tu n'es pas psychologue, ce n'est pas à toi de t'en occuper.

 

 

Amen...

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 13:17

Ce jour, le non moins célèbre chef de file des apéroïques a tweeté ceci : "le jour de boire est arrivé" .


Et la lumière fut, pour moi, grande inspirée que je suis.

 

Buvons enfants de la Patrie

Le jour de boire est arrivé.

Contre nous de la tyrannie,

Le verre à la main est levé,

Le verre à la main est levé.

 

Entendez-vous, dans nos campagnes,

Sauter ces bouchons endiablés.

Ils viennent jusque dans nos verres,

Les remplir, pour nous les assoiffés.

 

Aux verres, citoyens !

Formez vos bataillons !

Buvons, buvons, qu'un bon vin pur

Abreuve nos gosiers !

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:55

1- Si le choix s'offre à vous, allez vivre en immeuble surtout s'il date des années 60 ou avant. Si vous n'avez pas le choix, dommage pour vous ! En zone rurale, le voisinage apporte des joies moins fréquentes mais qui peuvent être très intenses. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir passer devant son voisin en panne de voiture sur une route déserte en lui faisant un bras d'honneur ? Quand il pleut, c'est encore plus jubilatoire.

 

2- Lorsque vous arrivez en territoire inconnu, prenez le pouls, apprenez à connaître votre nouvel univers. Parmi tous les énergumènes qui se trouvent autour de vous, il peut (ou pas) y en avoir un voire plusieurs qui pourront devenir des ennemis jurés ou des alliés précieux pour mieux pourrir la vie des autres. Cela peut toujours être utile pour agrémenter votre vie si vous voulez lui donner du piment.

 

3- Soyez le casse-bonbons de service. Il y en a partout. Le ciel soit loué, vous n'êtes pas considéré comme une espèce en voie de disparition. Imprégnez-vous de la capacité d'adaptation de l'espèce "casse-bonbons" qui peut vivre aussi bien en ville qu'en campagne. Ne faiblissez pas à la tâche dès qu'une occasion se présente, mêlez-vous en, faites-vous entendre. Le monde doit savoir que vous êtes là.

 

4- Alliez-vous à Mme Michu qui est à l'affût de la moindre chose se déroulant dans son quartier. Elle s'amuse à observer la vie autour d'elle, à la commenter, et à le colporter en y ajoutant sa petite touche personnelle. Ne manquez surtout pas ses histoires et à votre tour, distillez-les autour de vous en les modifiant. N'hésitez pas à y ajouter des critiques sur les gens, c'est mieux pour que prenne la mayonnaise. Bien entendu, dès que vous apprenez quelque chose de gênant pour vos voisins, confiez-le immédiatement sous le sceau du secret à Mme Michu. Elle ne sera que plus empressée à le répéter à tous.

 

5- Pour pourrir vos relations avec le voisinage, rien de tel que de les inviter chez vous pour faire connaissance. Enfin, c'est ce que vous leur dites pour les attirer, mais dans les faits, ça ne vous servira qu'à flatter votre ego et alimenter vos intentions malsaines. Rien ne sert de prévoir quelque chose de particulier, invitez-les même si c'est Hiroshima dans votre logement. Mettez du Offspring en fond sonore. Si ce sont des personnes âgées, jamais elles ne reviendront, soyez-en sûrs. Veillez à ce que votre petite sauterie soit la plus ennuyeuse possible, ils ne la ramèneront plus chez vous. Ne manquez pas de noter leurs faits et gestes. Cela vous donnera du grain à moudre pour se moquer d'eux auprès des autres.

 

6- En cas de dispute familiale, criez pour que tout le monde vous entende. Après tout, il n'y a pas de raison qu'ils n'en profitent pas. Cela fera plaisir à Mme Michu qui alimentera sa chronique. N'hésitez pas non plus à inclure des personnes dans votre conflit, ça créera un climat explosif dans votre environnement.

 

7- Si vous êtes sous anxiolytiques ou anti-dépresseurs, ne prenez pas vos cachets. Vous parlerez seul ou crierez, mais qu'importe ! Cela attirera l'attention vers vous. Votre voisin, espion envoyé par la NASA, hésitera ainsi à venir vous importuner. D'ailleurs, ce sont les autres qui sont de grands malades, pas vous. Ils ne se rendent pas compte de la propagation des espions et des extra-terrestres dans le monde, pauvres inconscients qu'ils sont.

 

8- Si vous avez un chien, laissez-le tout le temps tout seul. Il aboiera jusqu'à n'en plus finir, mais vous vous en fichez, ce n'est pas vous qui le supporterez. Il faut bien qu'il s'exprime de toute façon. Si des gens se plaignent, ils n'ont qu'à déménager.

 

9- C'est le soir. Vous êtes tendrement enlacés dans les bras de votre amour d'un soir ou perpétuel et désirez vous adonner à quelques ébats. Lâchez-vous, exprimez-vous ! Il est important que les gens sachent que vous prenez un plaisir monstrueux. Qui sait, un jour peut-être jouerez-vous dans un Dorcel, autant s'entraîner.

 

10- Profitez de l'espace qui se trouve devant votre domicile pour vous réunir avec vos amis. Faites du bruit et égosillez-vous. On vous regardera et alors ? C'est vous la star du quartier, on doit vous voir et savoir que vous avez une vie sociale.

 

11- Rensignez-vous sur les horaires de repos de chacun des habitants. Passez l'aspirateur ou la tondeuse lorsqu'ils font la sieste, c'est l'idéal pour vous faire prendre en grippe par ceux-ci. Sinon, pour les adeptes du bricolage, vous pouvez vous rabattre sur la perceuse ou la meuleuse, la méthode est efficace.

 

12- Vivant en appartement, vous aurez à coeur de faire le grand déménagement chaque jour. Vos meubles ont besoin de bouger et ils ne vous plaisent plus dans la configuration actuelle. Osez le changement, faites-les traîner au sol en les déplaçant. Cela fera rager vos voisins qui ne supporteront plus d'entendre ces bruits intempestifs.

 

13- Vos voisins sont étranges. Vous, vous le savez, mais pas eux. Personne ne s'en rend compte. Il y a des terroristes, des nazis, des chamans noirs, des dames qui portent des crucifix, des jeunes à casquette, des gens qui portent des petits chapeaux en forme de dôme. Ils vous font peur et vous les rejetez, car ils ne sont pas comme vous. Grand bien vous en prenne, fuyez-les ! Restez enfermé chez vous, ils vont vous manger ou vous faire participer à je ne sais quel sacrifice occulte dont ils connaissent le secret.

 

14- Ne les invitez jamais à vos soirées et ne les avertissez pas de leur organisation. Ils n'ont pas à être au courant de votre vie. S'ils estiment que la musique est forte, offrez-leur des boules Quiès ou dites-leur de s'en aller.

 

15- Draguez la femme ou le mari de votre voisin (e). Cela fera fureur dans le quartier et vous assurera des mauvaises relations pour un moment.

 

16- Dès que l'occasion se présente, critiquez à tout va toute personne qui vous en donnera le prétexte. Avec le nombre de cons qui vivent autour de vous, il y a de quoi faire.

 

17- En cas de conflit, ne cherchez pas à discuter, ce serait une perte de temps. Jouez des poings, c'est comme cela qu'on impose sa loi.

 

18- Guettez la place de parking de la personne que vous n'aimez pas et stationnez votre véhicule dessus chaque fois que cela vous est possible. Vous passerez pour un héros auprès des autres casse-bonbons.

 

19- Dans tous les cas, faites votre place, imposez-vous et faites-en sorte que l'on parle de vous. Je vous assure qu'on ne vous oubliera pas.

 

Point Bonus : Assigner votre voisin à tout va ! Il vous adorera, surtout son avocat ! (point Eblacksheep)

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 18:45

Je ne sais s'il vous arrive de profiter de nos bois et forêts. Cela m'arrive souvent. J'adore m'abreuver du spectacle offert par Dame Nature, et m'enivrer de ses douceurs sauvages. Elle met tous nos sens en éveil dès que l'on s'approche d'elle : la vue afin de se noyer dans sa beauté; l'ouïe afin de se laisser porter par ses chants; l'odorat afin de s'imprégner de son parfum; le toucher afin de surfer sur ses vagues et le goût pour se délecter de ses saveurs. À elle seule, elle est à même de mettre à contribution notre entière personne. 

 

Le soleil se lève sur la forêt en ce jour printanier. Ses rayons se frayent un chemin entre les cimes pour illuminer ce microcosme de la vie. Tout se réveille, s'active, reprenant son cycle. Les oiseaux entonnent leurs chants matinaux habituels faisant profiter de leurs vocalises tous ceux qui se trouvent en ces lieux. Telle la radio qui peut accompagner au réveil, ils apportent un peu de douceur musicale. Parmi les animaux, il y a ceux pour lesquels cela signifie le retour au bercail, et ceux pour lesquels cela sonne le début de la journée. C'est un village entier qui se met en branle.

 

Tranquillement, les arbres étirent leurs branches en agitant leur feuillage après une longue nuit de sommeil. La rosée matinale leur a permis de se rafraîchir et de se toiletter. Chacun essaie d'être le plus beau pour être considéré comme le roi de la forêt. Le bon voisinage n'est pas toujours aisé entre tous ces grands qui aimeraient s'imposer à la vue de tous. D'ailleurs, certaines espèces subissent malheureusement ces guéguerres et se tapissent à leurs pieds afin de ne pas les froisser. Elles restent dans l'ombre mais sont bien là. Elles participent également à la vie en collectivité, à leur manière.

 

Ça discute beaucoup dans le quartier. Dame Fougère se plaint de Pin Parasol qui lui fait trop d'ombre. De sa hauteur, il ne l'entend pas. Il n'en a que faire en même temps, lui, le pestiféré. Que fait-il là au milieu de feuillus? Il entend souvent ses voisins le dénigrer parce qu'il est différent. Il n'a pas de feuilles mais des aiguilles. Cela suffit à provoquer la méfiance et la réticence des autres qui ne le comprennent pas. Il se sent seul et peine à s'intégrer dans ce paysage qui ne lui ressemble pas. Il aimerait qu'on l'écoute, qu'on l'accepte mais ses voisins de chemin lui mènent la vie dure.


- Pourquoi n'est-il pas comme nous ? Il vient d'où en fait ? - s'interrogent Chêne et Frêne. 

- C'est une pauvre pomme, ce Pin ! renchérit Hêtre. Heureusement qu'il est seul, car quand il y en a un ça va, mais quand il y en a plusieurs cela pose des problèmes. Ça colle partout la résine ! 

- Ouais c'est vrai, tu as raison. En plus, il a tellement de grandes branches que j'ai parfois l'impression qu'il nous surveille. Allez savoir s'il n'est pas un espion envoyé par la DCRI. Il y a des micros dans ses aiguilles, j'en suis sûre.

- Tu es folle ma belle Fougère ! Arrête les champignons, ou prend tes cachetons, je ne sais pas, mais fais quelque chose ! - dit Chêne.

- Tu te fiches de moi en plus... En même temps quand on ne produit que des glands, on ne peut être qu'un imbécile, voilà ce que tu es.

- Il n'y a qu'à l'emprisonner ou mieux l'expulser, pour qu'il retourne dans sa pinède. - dit Frêne.

- Wow ! Oh !  Ce n'est pas un peu fini vous trois, s'exclame Châtaignier. Arrêtez de vous disputer sinon je commence la distribution de marrons. Laissez-le tranquille ce Pin, il ne vous a rien fait. Il n'est pas si différent de vous. Certes, il vient d'ailleurs mais ça aurait pu vous arriver. On ne choisit pas sa nature, on vit avec. Il ne va pas se transformer en feuillu pour vous plaire, il ne peut pas se renier. Je suis sûr qu'il pourrait vous apprendre des choses. Votre attitude me peine...

- Tu n'es pas d'accord pour dire que tous les arbres ne se valent pas?

- Non ! Ses racines sont plongées dans la même terre que nous. Il respire le même air aussi. Et si vous regardez bien, même différent, il nous ressemble parce que nous sommes frères d'espèces. Son être s'est adapté à son environnement, comme nous au nôtre. Il n'est ni moins bien, ni meilleur que nous. Nos différences font la richesse de notre forêt !

- Tu es un grand sage cher Châtaignier. Tu as sans doute raison...

- Je ne suis pas convaincu. Il essaie de prendre notre place. J'ai peur de voir notre espace rempli de pins, un jour. On ne pourra même plus vivre en paix.

- Mon bon Frêne, la tolérance, sais-tu ce que c'est? 

- Je sais oui merci ! On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Cela va perturber notre équilibre végétal, lequel est déjà fragile.

- Ah? Quels changements y’a-t-il eus depuis qu'il est là ? Tu ne te nourris plus ? Tu ne profites plus du soleil ? Les promeneurs ne s'arrêtent plus devant toi ? Les oiseaux ont quitté tes branches ?

- Mais non, pfff, vous ne comprenez rien...


Ainsi s'achève cette discussion. Du haut de sa cime, Pin se rassure en se disant que rien n'est perdu. Il écoute ses camarades se quereller en espérant que la sagesse les gagne tous un jour. Il esquisse un sourire quand il entend Fougère se plaindre du bruit provoqué par les crissements de branches de Frêne. Décidément, elle ne sait que râler ! Il repense aux divers commérages que celle-ci colporte dans toute la forêt. Elle n'en loupe pas une à se mêler de ce qui ne la regarde pas et raconter des âneries. Elle est souvent à côté de ses racines la pauvre.


 Vivre ensemble en harmonie dans son habitat n'est pas facile. C'est en renforçant la cohésion sociale entre les individus et non en accentuant les clivages que cela s'envisage.

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 22:16
                                                                     
S'il est des moments qui restent gravés à jamais au plus profond de sa mémoire, c'est bien celui-là. La toute première fois ! Comment décrire ce moment magique où, vous découvrez ce dont vous avez longtemps rêvé, et que, là, tout de suite, enfin, vous allez en palper les plaisirs imminents. Indescriptible émotion qui vous gagne et vous fait prendre de tremblements, de frissons.. Que de pensées envahissantes, avant même d’avoir goûté au plaisir de faire corps avec cet autre qui n’attend que vous. Le mélange de deux êtres pour ne faire qu’un n’est-il pas représentatif d’un tout harmonieux que rien ne saurait perturber. L’envie donne envie d’avoir envie et permet de franchir ce pas qui marquera à jamais votre existence.

Les images se chamboulent dans votre esprit, les pensées s’embrouillent, votre corps transpire rien qu’à cette idée. Des frissons parcourent votre dos de haut en bas, puis de bas en haut, lentement mais sûrement. Le coeur, par ses soubresauts, vous prépare à vivre de nouvelles sensations fortes et  intenses. Voici ce moment que vous attendiez tant, celui où vous allez concrétiser l'un de vos désirs profondément enfoui au plus profond de votre être. Vous n’en connaissez pourtant rien, mais vous savez d’ores et déjà que ce passage vous bouleversera, telle une Révolution intérieure.

C'est une belle journée d'été. Le beau ciel bleu net, sans nuages, Dame Météo ayant décidé de se mettre de la partie, vous rappelle qu'il s'agit d'une journée exceptionnelle, qui sera inoubliable. L’air chaud caresse votre peau en l’imprégnant de chaleur. Le petit vent qui souffle dans vos oreilles vous chante une douce mélodie, lancinante, entraînante, qui vous incite à vous laisser aller. Il est l’heure de se jeter à l’eau et de se noyer dans ce qui représente une goutte d’eau dans cet océan de vie.

Il est là, face à vous, vous offrant un regard sur lui, que vous ne perceviez peut-être pas jusqu'alors. Enfin, vous le rencontrez ! Cette attente qui vous a semblé interminable prend ainsi fin. Tout votre corps tressaille rien qu’à l’idée de vous en approcher. Il est puissant, beau, calme et rempli de caractère : une force de la nature.  Il vous dévoile sa silhouette que vous mirez goulûment, à la recherche de la moindre imperfection que vous ne trouvez pas. Ses longs cheveux soyeux vous attirent. Vous ne souhaitez qu’une seule chose, les toucher, les caresser afin d’en apprécier la douceur. Ce ne peut être réel, vous êtes en train de rêver....Vous osez avancer votre main, et de celle-ci, vous en appréhendez le contact avec sa peau. Vous retrouvez cette douceur qui berçait vos pensées à l'évocation de cet instant. Vous parcourez lentement ses lignes, vous imprégnant de son odeur si particulière. Vous voudriez que cet instant perdure à tout jamais tant il vous est impossible d’en imaginer la fin. Vous découvrez, peu à peu ce mystérieux étranger que pourtant vous semblez connaître depuis si longtemps à force de rêves et de désirs : ses rondeurs, ses saillies, ses aspérités, ses courbes, telle une excursion en terres inconnues, à travers monts et vallées. Du bout des doigts, vous le sentez tressaillir au contact de vos caresses. Elles le font réagir. Il n’est pas insensible à celles-ci. Son parfum vous enivre. Vous le reconnaîtriez entre mille. Il sent la liberté, l’impétuosité, la fougue d’un être que vous ne maîtrisez pas. Cet air sauvage et indomptable vous intimide, mais ravive la flamme du désir. Il vous est enfin accessible sans pour autant l’être totalement. Il garde une part de mystère que vous essayez de percer.

Progressivement, vous vous laissez aller à l'idée de vouloir l'enfourcher en passant délicatement votre jambe au-dessus de lui. L'Everest se fait de plus en plus palpable : ne faire qu'un, se sentir en osmose avec lui, dans un doux mouvement de va-et-vient. Vous respirez cet instant à pleins poumons, comme une bouffée d'oxygène dont vous ne soupçonniez pas les effets. Grisée, émue, vous le sentez vivre, vibrer entre vos jambes. Vous l'entendez souffler. Ses battements de coeur jouent une symphonie dont vous êtes le chef d'orchestre. C'est intense... Votre coeur s’emballe de plus en plus; votre corps tremblote. Votre respiration devient de plus en plus saccadée et vous vous laissez envahir par ces toutes nouvelles sensations.

Toute cette puissance mêlée à la délicatesse ! Pur instant de communion avec un autre, où tout s'oublie, passe, sans que rien ne puisse venir le perturber. Bonheur inestimable...!

Il s'appelait Tonnerre, un magnifique petit cheval mérens, à la robe noire comme l'ébène...
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